Quel généalogiste suis-je ?

Comment ne pas démarrer ce blog sans présenter mes pratiques généalogiques ?  Pour cela, j’ai choisi l’organisation proposée par d’Aïeux et d’Ailleurs, comme de nombreux autres l’ont fait avant moi (genBECLE.org, La Gazette des Ancêtres, Des Racines et des êtres…).

Prise en compte systématique des témoins, parrains, marraines, etc

Je ne le fais systématiquement que pour les baptêmes. Je ne crée pas de lien spécifique dans la base de données car je ne retrouve pas ces liens lors de l’export Gedcom ; j’indique les noms des parrains/marraines dans le champ Notes.

Pour les autres types d’actes, vu qu’il ne s’agit pas toujours de membres de la famille, j’estime que cela que cela n’a aucun intérêt et même que cela alourdirait ma base de données.

Mais, quel que soit le type d’acte, lorsqu’il s’agit de membres de la famille, je m’efforce de contrôler que les informations dont je dispose sont cohérentes avec celles données dans l’acte.

Registres, lieux, périodes où les recherches sont négatives

Je ne le faisais pas au début, et puis j’en ai eu assez de perdre du temps à recommencer des recherches déjà effectuées auparavant. Je m’efforce donc désormais d’intégrer à ma base de données toutes les informations pertinentes : restrictions de dates possibles pour les événements (avant/après telle date ou entre telle date et telle autre). Pour les lieux, je le fais encore peu mais la nécessité de le faire plus sérieusement commence à se faire sentir.

Lecture automatique des registres

C’est une chose que je fais beaucoup. Travaillant majoritairement sur les porteurs d’un seul patronyme – les Accarias – cette pratique est même à la base de mes recherches lorsque je décide d’explorer une commune « à fond ». Habituellement, toutes les tables décennales y passent, je note les résultats dans un classeur, organisé par départements puis par communes. De cette manière, je réduis les risques de passer à côté d’informations cruciales.

Différence naissance/baptême et décès/inhumation

Je le fais systématiquement. Je pense que cette distinction est primordiale, pour plusieurs raisons :

  • Pouvoir permettre au logiciel de calculer l’âge de l’individu. Il lui faut pour cela une date dans le champ naissance et une autre dans le champ décès.
  • Le baptême est important parce qu’il donne les noms du parrain et de la marraine, ce qui aide à avoir une idée de l’environnement familial et social.
  • Mentionner la sépulture permet de la retrouver lors d’une visite sur place, et donc potentiellement d’obtenir de nouvelles informations à la lecture des inscriptions sur la pierre tombale, par exemple.

Lieux-dits

J’y attache beaucoup d’importance. En effet, la branche Accarias dont je suis issu est originaire d’un petit village de l’Isère (Pellafol), lequel se compose de huit hameaux et trois paroisses différentes. Au départ, les Accarias de Pellafol étaient tous situés dans le même hameau, mais au fil du temps et des mariages, plusieurs familles se sont crées et ont coexisté dans des hameaux différents.

Comme à une certaine époque les prénoms n’étaient pas très diversifiés, prendre en compte les lieux-dits permet d’évier des erreurs d’identification des individus.

Sources

Pour les actes d’Etat civil, c’est un champ que je n’utilise pas, sauf pour les actes reçus du Service Central d’Etat civil de Nantes. Par contre, je l’utilise systématiquement pour les actes notariés.

Sauvegardes

Je fais des sauvegardes régulières de ma base de données (parfois plusieurs fois par semaine pendant les périodes où je généalogise intensément). Pour ce qui est des autres documents (actes numérisés, photos…), ils sont synchronisés en temps réel sur mon ordinateur de bureau et mon ordinateur portable grâce à Dropbox. Ce système est doublement avantageux, puisqu’il me permet désormais d’éviter les fastidieux transferts de ma base de données et d’une sélection de fichiers sur clé USB à chaque fois que je veux généalogiser sur mon ordinateur portable, et d’autre part les données sont sauvegardées ailleurs que chez moi.

Nommage des fichiers

J’ai fini par trouver un système correct, qui concerne tous les actes d’Etat civil que je possède (je les ai tous numérisés). Le nom des fichiers comporte, dans l’ordre : le type d’acte, le nom, le prénom (sauf pour les mariages), l’année de l’acte en cas d’homonymie, et le numéro de la page si l’acte en comporte plusieurs (tous les actes ont été numérisés en mode image pour pouvoir un jour être partagés sur Généanet).

Les fichiers sont triés dans des dossiers alphabétiques qui correspondent aux dossiers physiques dans lesquels sont conservés les actes originaux.

L’arborescence facilite la recherche, mais les noms des fichiers peuvent être assez longs.

Outils de recherche utilisés

  •  Généanet (avec abonnement Privilège) : chaque jour où je pratique la généalogie
  • Sites d’archives en ligne : très régulièrement (Isère, Drôme, Hautes-Alpes, Paris, Bouches-du-Rhône…)
  • Google : pour localiser des lieux ou trouver des fonds d’archives ou des relevés
  • Mémoire des hommes : régulièrement
  • Léonore : de temps en temps
  • NotreFamille : très peu. J’altère courtes périodes avec abonnement et longues périodes sans.
  • Généaservice : parfois, lorsque je suis bloqué sur un individu
  • Gallica : de temps en temps (les références des documents que je consulte me sont communiquées par la fonction « alerte » de Généanet)
  • Mormons, Ellis Island : jamais utilisés

Reprise de données trouvées sur d’autres arbres, partage de mes données

A mes débuts, il m’est arrivé plusieurs fois de recopier des branches entières. Toutefois, j’ai toujours vérifié (mais pas toujours immédiatement) les données recopiées. Je cherche systématiquement à entrer en possession de chaque acte. Cela fait que lorsque je remarque une erreur sur un autre arbre, je peux en informer son propriétaire.

J’ai commencé à partager les actes que je possède sur Généanet (mais cela risque de prendre encore beaucoup de temps avant que je sois à jour).

Et, bien sûr, je réponds avec plaisir à toute personne qui me contacte à propos de généalogie. Pas toujours immédiatement, mais je réponds.

Achat d’actes

Il m’est arrivé une fois ou deux d’acheter des actes sur Bigenet, lorsque je ne pouvais pas m’en procurer une copie auprès de la mairie concernée et lorsque les registres n’étaient pas en ligne.

Cependant, j’utilise beaucoup Généabank (je suis adhérent du Centre Généalogique du Dauphiné).

Visites aux archives

J’ai inauguré ce mois-ci, en allant aux AD de l’Isère chercher des actes notariés.

Quelques chiffres (au 9/08/2012)

  • 4165 individus (2184 hommes, 1964 femmes et 17 inconnus)
  • 1649 unions
  • 1289 patronymes

6 réflexions au sujet de « Quel généalogiste suis-je ? »

  1. Bonjour,

    Il y a beaucoup de choses à dire sur votre billet. Mais avant d’en parler, il serait intéressant de connaître le logiciel que vous utilisez…

    Généalogiquement vôtre !

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